Vélo en ville, nos animateurs ont mené l’enquête

On en parle de plus en plus, de coup de pédale en coup de pédale, le vélo arrive sur le devant de la scène. Qu’en est-il de l’usage de la petite reine en ville ? Et pour aller travailler quotidiennement ?

Dans le cadre de la Semaine de la mobilité 2017, nos équipes ont animé plusieurs événements sur toute la France, l’occasion d’interroger les habitants sur leur pratiques et perceptions.

Qu’est-ce qui limite la pratique du vélo en ville ? Qu’est-ce qui pourrait la développer ? Parmi les centaines de personnes rencontrées, 100 ont répondu à notre enquête. Voici les résultats…

Pourquoi les citadins ne choisissent pas le vélo en priorité ?

Premièrement parce qu’ils ne se sentent pas en sécurité. C’est ce qui est apparu pour près de 80 % d’entre eux ! La sécurité reste le principal frein à la pratique du vélo en ville. Les parents n’osent pas circuler avec leurs enfants et les cyclistes craignent les voitures malgré les quelques bandes cyclables (rarement continues) mises en place dans les centres-villes.

Deuxièmement, la météo et la pollution. Les cyclistes n’affectionnent pas vraiment les flaques salissantes post averse et les pots d’échappement.

En troisième position, bien après les deux premiers, la distance à parcourir et le transport de matériel en cycle ont été cités. Surtout évoqué lors de nos interventions en entreprise, les salariés habitaient souvent trop loin pour faire le trajet en vélo. De plus, pendant les heures de pointes, il est interdit de transporter un vélo dans le RER et les Transiliens.

D’autres arguments ont été finalement peu mentionnés. Par exemple :

« Le vélo demande trop d’entretien ! » : les quelques personnes qui nous ont dit ça se sont avéré ne pas avoir de vélo ou l’utiliser très peu. Il semblerait que ce soit plus une idée reçue qu’une réelle difficulté. Il est plus facile de changer une chambre à air qu’une roue de voiture !

« Le vélo ne va pas assez vite ! » : habitués aux trajets longs dans les Métropoles, les habitants ont conscience que le vélo n’est pas en reste avec les autres modes de transport côté vitesse !

Qu’est-ce qui a été suggéré ?

A l’unanimité, les français se déclarent prêts à sortir leur vélo plus souvent du garage s’ils disposent de plus de pistes cyclables et que celles-ci sont dédiées et continues. Les collectivités les ont entendus. Les habitants seront mis au défi dans les années à venir avec le déploiement des plans vélo ! A condition de bien communiquer aux habitants sur les nouveaux équipements mis en place.

Les Parisiens demandent aussi la mise à disposition d’un espace de stockage anti-vol dans lequel ils peuvent ranger leur monture en toute quiétude. C’est possible !

Plus difficile est d’agir sur la météo parisienne… Malgré le nombre de demandes, je crains que nous ne puissions pas empêcher la pluie ! Mais il est par contre possible de bien s’équiper avec des vêtements appropriés. « There’s no such thing as bad weather only bad clothing ! »

En entreprise, les employés ont évoqué la mise en place de l’Indemnité Kilométrique Vélo comme source de motivation et surtout l’accès à des vestiaires et une douche pour se changer.

Enfin, s’il n’est pas encore le mode de transport le plus prisé pour les trajets quotidiens, le vélo plait beaucoup par ses vertus pour la santé et son aspect ludique. Conscient du besoin d’avoir une activité physique, la plupart des personnes interrogées voit dans les déplacements à vélo le moyen de faire du sport sans y penser !

Si vous souhaitez connaître les résultats détaillés de notre enquête ou la poursuivre sur votre territoire ou dans votre entreprise, vous pouvez contacter Candice (candice.petitclair@ludikenergie.fr), responsable de l’accompagnement pédagogique au sein de Ludikenergie.